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Valérie ROCHES, 20 ans de formation d'apprentis coiffeurs à Maisons-Alfort (94)

Sculpting Coiffure une aventure familiale avec des dirigeants, maîtres d'apprentissage, convaincus de l'importance de la formation en alternance.

 

 

L'Artisanat, une aventure en couple

 

Pour le couple Stéphane et Valérie Rochès, l'aventure commune commence en 1994 « lorsque l'on s'est rencontrés, mon époux avait déjà créé sa société de maçonnerie. Il m'a convaincu d'ouvrir mon propre salon. Alors on a acheté mon salon actuel en décembre 1994 » raconte Valérie. Tous deux sont issus de la voie classique de l'apprentissage. Un CAP en 3 ans puis le début de la vie professionnelle en 1978 pour Monsieur. Le CAP en 2 ans, le Brevet de Maîtrise en 1994 pour Madame. Elle obtiendra en 2010 son BP via une VAE.

 

En 1994, le salon de coiffure, alors appelé SARL Debussy, est à l'abandon : sans clientèle, déficitaire depuis des années, le couple le rachète en décembre 1994 en passant par un avocat spécialisé dans le droit du travail. Tout est à faire. Et cela passera notamment par un changement de nom pour le salon afin lui donner une image plus moderne et plus accrocheuse, Debussy devient « Sculpting coiffure », plus en relation avec la vision de la coiffure de Valérie.

 

...qui rime avec proximité et qualité...

 

Pour se faire connaître, les époux misent sur la publicité papier dans le guide de la ville de Maisons-Alfort mais surtout sur le bouche-à-oreille dont ils peuvent bénéficier grâce à leurs clients. Car la clientèle, constituée de particuliers, est essentiellement une clientèle de proximité « qu'il faut satisfaire et dont il faut prendre soin pour préserver le relationnel afin de pérenniser l'entreprise. Nos clients nous font notre plus précieuse publicité ».

 

C'est d'ailleurs en 2009 que Valérie se lance dans l'aventure Charte Qualité, qu'elle obtient du premier coup. Pour elle, obtenir ce label c'est avant tout un challenge personnel, prendre conscience de ses atouts et améliorer ses faiblesses. Même elle ne le fait pas vraiment pour sa clientèle, c'est toujours une fierté quand ses clientes lui avouent qu'elles l'ont vu dans le journal municipal.

 

Et le goût d'un métier qui rend heureux 

 

Pour les époux Rochès, la vie de chef d'entreprise artisanale implique de gros efforts « Une disponibilité totale, être à l'écoute de ses clients, une énergie forte, un sérieux, un exemple pour ses employés et ses apprentis. Et le désir et l'envie de transmettre un savoir ».

 

Depuis environ 20 ans, Valérie a formé près d'une quinzaine d'apprentis en alternance dans son salon. « Je croie fermement que ce type de formation représente l'avenir. J'en suis moi-même issue ! Il n'y a pas mieux pour connaître un métier, tester sa motivation et ses aptitudes, appréhender le monde du travail qu'il s'agisse des compétences ou du savoir-être. Transmettre c'est perpétuer notre identité ! ».

 

Selon sa propre expérience, pour franchir le pas et prendre un apprenti dans son entreprise il suffit tout simplement « de croire en eux comme si c'était nos propres enfants ! » mais aussi d'aimer son métier, car la transmission ne peut se faire que si l'on est passionné.

 

Elle sélectionne elle-même les apprentis que lui envoi les centres de formation, en y apportant une attention particulière. Valérie nous explique « je fais moi-même la sélection des jeunes. Mes critères de sélection pour un contrat d'apprentissage sont : la motivation, la présentation, l'expression orale, la vivacité d'esprit, le sens du contact. La proximité de leur domicile est aussi une de mes priorités. Il est important que les jeunes soient à l'heure et qu'ils ne passent pas trop de temps dans les transports pour leur éviter trop de fatigue ».

 

Stéphane et Valérie, ce couple de maîtres d'apprentissage qui aiment tant transmettre leur savoir-faire à des jeunes qui prendront peut-être un jour leur suite, comprennent néanmoins les artisans qui ne souhaitent pas former de jeunes « Certains chefs d'entreprise ne le souhaitent pas parce que ce sont des contraintes humaines, il faut avoir le temps pour former. Ce sont aussi des contraintes juridiques : aujourd'hui vous devez connaître tous vos devoirs envers les apprentis. Malheureusement, lorsqu'ils rentrent dans le monde du travail, les apprentis et les parents ne sont pas assez, ou mal, avertis de leurs devoirs. C'est une bataille parfois permanente. Les parents ont du mal à comprendre que leurs enfants ne sont plus sous le coup de l'école mais qu'ils sont salariés avec des obligations comme tout autre employé ».

 


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