> L'artisan du mois

Alain FAUTSTINO DE CARVALHO, fleuriste, créateur et technicien à Créteil (94)

« J'ai débuté dans le monde de la fleur il y a presque 18 ans, à 16 ans. J'ai voulu, sur les conseils avisés d'un ami, me lancer dans ce métier. » Alain Fautstino de Carvalho a choisi la fleur par passion et, à partir du jour où il prend cette voie, tout s'enchaîne très rapidement. Commençant à travailler dans les beaux quartiers de Paris, il perfectionne au fil des années son savoir-faire pour les plus grands fleuristes parisiens mais également à l'étranger (Arabie Saoudite, Qatar et Espagne) puis devient très vite responsable d'une boutique dans le 15e arrondissement.

 

L'idée d'ouvrir un magasin et de créer sa propre entreprise lui est venue en 2012, alors qu'il était encore responsable de magasin chez Effleurescences dans le 15e. « Mon aptitude à la création florale étant toujours présente, j'ai voulu combiner, pour mon propre compte, mon expérience et mon savoir-faire en créant un magasin qui correspondrait à la vision que j'ai de la fleur. J'avais déjà beaucoup travaillé à Paris. Je cherchais un cadre plus terre à terre, plus tranquille, une ambiance de village sans pour autant m'éloigner de Paris et de la région parisienne que j'affectionne. » Alain choisit Créteil Village, quartier qu'il connaît bien puisqu'à l'époque il vient d'y emménager. Pour lui, le secteur est parfait : il manque cruellement de fleuristes qui ont la volonté d'apporter quelque chose de plus « Il est important, artistiquement parlant, d'apporter quelque chose de nouveau au quartier. Ce qui m'a conforté dans mon choix de vouloir ouvrir dans le Village, c'est qu'il y a de cela quelques mois, le seul fleuriste basé dans la rue commerçante, Mertens - installé là depuis plus de 20 ans - a pris sa retraite et laissé une clientèle orpheline. D'autant qu'il avait revendu son affaire pour laisser place à un opticien ! Cela a été déterminant pour moi ! »


Début 2013, il crée la société « Alain de Carvalho ». À l'origine de sa passion pour l'art floral ? « Le besoin de création sûrement ! Il fallait que je fasse quelque chose de mes mains : elles sont faites pour ça. Mais aussi le végétal bien sûr. J'ai toujours été surpris de découvrir le résultat quand je sortais de chez un fleuriste. J'ai voulu savoir faire à mon tour. » Si le fait d'aimer les fleurs est précieux pour exercer ce métier, cela ne suffit pas. Technicien avant tout, Alain s'appuie au quotidien sur de solides connaissances qui lui permettent d'apporter des soins adaptés aux différentes variétés. « Savoir reconnaître une fleur de qualité, retailler, arroser, rempoter... ces techniques d'art floral ne sont pas innées. » « Jouer avec les tendances, varier les techniques » Sans compter sur un sens aigu de la créativité, indispensable pour répondre à certaines demandes de clients, et en surprendre d'autres. « J'essaye de jouer avec les tendances et varier les techniques. Je propose des choses plus modernes et en fonction de la saisonnalité. Je questionne toujours les clients pour essayer de tomber pile poil dans leurs demandes. Bien qu'avec certains, cela ne soit plus nécessaire : je sais ce qui leur plaira », se réjouit celui dont le regard clair et le sourire avenant suscitent d'emblée la confiance chez ses visiteurs.

 

Ouvert du mardi au dimanche 13h30, et le samedi sans interruption jusqu'à 20h, la journée du jeune fleuriste commence souvent à l'aube pour aller à Rungis « Bien sûr, je pourrais y aller plus tard dans la matinée mais le choix serait alors réduit et les bonnes affaires emportées ! Dans ma boutique, j'essaie de proposer des produits de très bonne qualité, des choses différentes et, pour pouvoir proposer cela, il n'y a pas de secret, il faut avoir le choix et donc être à Rungis tôt. » Après la journée au magasin, le soir, une fois fermé, il poursuit par l'évaluation des stocks, le rangement et le nettoyage « Fidèle au poste les samedis, dimanches et jours fériés, je réalise mes meilleurs chiffres de vente quand les autres sont à la fête. » Pour lui, être chef d'entreprise implique certaines responsabilités qu'il n'avait pas en étant employé mais le schéma reste pourtant le même, il faut faire « tourner sa boutique ». Quand on lui parle d'avenir, Alain préfère rester prudent : « Je n'envisage pas de développement pour le moment, peut-être juste m'investir davantage dans l'activité de prestation de mariage. Je viens tout juste d'ouvrir donc je suis encore dans une phase d'observation et de confortation. Mais dès que l'activité me le permettra je prendrai avec moi un apprenti. »

 

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